Dans quatre vingt dix pour cent des cas, nos propos se ramènent à notre propre personne, parce que nous vivons d’abord avec nous même et que la véracité de nos discours se rapporte à notre vécu. S’en éloigner correspondrait donc à se mettre en default et à ne plus croire ce qui fait de nous ce que sommes et cela au détriment du fait d’être un soi-disant modèle de vérité constitué de ce que, par le passé, les autres nous ont apportés ou appris. Courte est notre mémoire, quand confrontée à des faits ou des avis divergents, nous refusons de remettre en cause notre structure et notre mode de pensée. Pourtant, face à des signes ou des arguments concrets et évidents, notre ego se met en branle, le malaise s’installe, on commence à
apercevoir ses faiblesses, jusque là refoulées et on lutte contre des chimères, sans miroir en face dans l’instant où l’on ne pourrait se regarder…
Faire abstraction des conditions qui nous entourent et de l’individu dont provient
l’attaque de notre ego, en acceptant ce qui est évident, nous fait
gagner et non perdre une grande bataille, on avance et on gagne du temps sur la construction de notre personnalité, de notre connaissance et de notre vie, mais aussi sur l’image que l’on a de soi et des autres.
Rentre alors dans notre vocabulaire, les mots : compréhension, compassion, empathie, écoute, mais aussi, patience, confiance, sagesse et respect…
Il y a des signes qui ne trompent pas, il est pourtant si facile de se tromper et si
peu évident de l'accepter...Alors, quand tous les signes sont
là, pourquoi refuser de voir l’évidence ?
Aguia
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