communiquer, échanger des idées
Face aux problèmes de communication on se retrouve avec un seul interlocuteur, soi-même. Encore faut-il que celui-ci vous comprenne. Avec ce conflit interne, comment peut-on partager une idée, un ressenti ou un point de vue avec une tierce personne sans avoir une fusion entre l'impulsion de la parole et son fort intérieur, celui là même, bien souvent que l'on ne connaît que peu ou pas.
Aurions nous peur de nous même pour transmettre une frustration par nos mots, un mutisme, un mépris, une agression ou encore une démonstration d'ego démesuré et théâtrale?
La première des choses ne serait-elle pas d'arriver à communiquer avec nous même?
Bien souvent, un sentiment de solitude reflète cette incompréhension, « Personne ne me comprend » pensent-on, sans le miroir qui pourrait nous faire dire « Est-ce qu'on peut me comprendre? », se détachant de sa propre personne en conflit perpétuelle pour s'ouvrir et accorder ses mots à sa conscience, sans blocages qui contribuent à ce conflit interne d'incompréhension.
Je me connais, je peux te comprendre et je peux me comprendre, je te connais mieux...
Il est difficile d'appréhender spontanément ce concept, me posant ces questions, j'y suis souvent confronté. On ne se trouve jamais en autarcie avec les éléments et les évènements qui nous entourent, sauf avec du recul peut-être, ils ont une influence direct sur notre comportement. Le regard des autres nous pousse à véhiculer une fausse image de nous même, leur mentant et par la même se mentant à soi; ou de manière impulsive, nos mots vont dépasser notre pensée et désaccorder l'image qu'on à de soi, déséquilibres et conflits internes non constructifs en paradoxe à la communication.
Il est vrai que la réalité de note société, dans le travail, nos relations entres individus, nos amis et même notre famille, nous confronte à ce genre de situations et du coup, nous prive, selon moi, d'une liberté de plus et pourtant essentielle, celle de penser, de prendre le temps de se connaître et de connaître son prochain.
Alors je me pose une dernière question, "ya quelqu'un là dedans?", dans mon crane ou peut-être le votre, un soupçon d'âme qui ferait me sentir moins seul et en accord avec moi même et les autres, qui fasse que je puisse exister pour ce que je suis vraiment, sans me manger les murs, mes murs...
Aguia